Ma surprise est d’autant plus grande que j’avais rencontré Gérard Ermisse (2) en diverses occasions de 2000 à 2005, et en divers lieux dont Abu Dhabi, sans qu’il ne m’en ait parlé, sachant qu’il m’avait cité personnellement dans son article qui a pour origine une communication faite au colloque d’Ajaccio de décembre 2000. Que mon collègue Ermisse défende la position française sur ce dossier, cela est normal, mais qu’il me cite nommément par deux fois en page 60, dans ce contentieux en tant que partie prenante, tout en m’attribuant un rôle personnel négatif, cela sort de la normale. Un contentieux entre deux Etats ne peut en aucune façon être réduit à un contentieux entre individus. La preuve: je ne suis plus directeur général des Archives nationales d’Algérie depuis le 10 mars 2001, mais le contentieux entre les deux pays demeure, et il est toujours d’actualité; ce ne sont pas les archivistes et historiens mobilisés des deux cotés de la Méditerranée, à la suite d’une nouvelle loi française sur les archives, qui risqueraient de me démentir! Je me dois, donc, de répondre, même avec retard, aux écrits de Gérard Ermisse, non pour entretenir une polémique quelconque, mais pour apporter des précisions et corriger certains faits historiques. Mon objectif donc, à travers cette contribution, outre d’éclaircir quelques aspects du contentieux, est de verser une pièce dans l’historique de ce dossier afin d’en équilibrer le contenu. Tant il est vrai que selon des adages bien français: «Qui ne dit mot consent», et «Les paroles s’en vont, les écrits restent». Et il va de soi qu’il n’est pas question pour moi de conjuguer au présent ce contentieux, n’ayant plus qualité à le faire depuis mars 2001! Je reprends donc les parties de l’article de Gérard Ermisse qui nécessitent clarifications et mises au point, et je joindrai en annexe le texte complet qui résume la version algérienne du «Contentieux archivistique algéro-français», dont j’avais assumé la direction en 1995, et la diffusion en 1996 en trois langues: arabe, français, anglais (3).
En fait, il s’agit du double: 20.000 liasses d’archives extraites des Archives départementales de Constantine, Batna, Annaba et Sétif, avaient été transférées en France entre 1961 et 1962, dont la moitié se trouvait encore en territoire algérien en septembre 1962, soit trois mois après l’Indépendance! Pour la petite histoire, notons que le premier préfet de Constantine de l’Algérie indépendante s’était impliqué en personne pour presser son personnel de terminer les opérations de transfert d’archives sur la base militaire de Telerghma, encore occupée par l’armée française. De son côté, le conservateur régional des archives, resté en poste à Constantine après l’Indépendance, au titre de la coopération algéro-française, envoyait en septembre 1962 une série de télégrammes à l’ambassade de France à Alger pour procéder en urgence au transfert des archives en France avant la remise de la base militaire à l’armée algérienne! Ces faits s’étaient déroulés durant l’été 1962, l’Algérie étant bel et bien indépendante, pendant que mes compatriotes chantaient et dansaient au rythme de «Aitiouni Dala Ya El Ikhouan» (4), avant de se tirer dessus pour des rivalités de pouvoir!
« Comme je l’ai dit, les derniers éléments d’archives antérieures à 1830, soit les quelques pièces d’archives turques retrouvées en 1994 et les traités compris sous les anciennes cotes C 18-31 du Gouvernement général, soit 50 pièces, devraient être restitués», p.61. Effectivement ont été restitués à l’Algérie quelques reliquats d’archives ottomanes, ainsi que les traités signés par l’Algérie avec une quinzaine de nations occidentales, et qui ne concernaient en rien la France.
Mais nous sommes encore loin du compte:
-Il manque encore les 59 traités signés avec la France elle-même du 17ème au 19ème siècles, sachant que ces traités avaient été établis en deux exemplaires originaux, un pour chaque pays, et la France détient toujours les deux exemplaires. Voir liste intégrale de ces traités algéro-français dans l’ouvrage d’un ancien diplomate français, édité en 1889. (5)
-Lors de la CITRA Washington de 1995, j’y reviendrai, Alain Erlande-Brandebourg, alors directeur des Archives de France, avait déclaré publiquement qu’il subsistait encore l’équivalent de 80 mètres linéaires d’archives ottomanes au niveau des Archives de France, et qu’il ne comprenait pas pourquoi ces documents, appartenant sans discussion à l’Algérie, n’avaient pas encore été restitués. Ce lot représente l’équivalent de 800 boites d’archives de 10 cm.
Or, ce qui a été restitué selon les affirmations de Gérard Ermisse, ne représenterait pas plus de 50 boites au maximum. Où est passé le reste?
et Archives de Gestion»(page 52)
Lors des négociations algéro-françaises de juin 1980, la délégation française dirigée par André Martial de la Fournière, alors directeur des Archives au Quai d’Orsay, avait avancé cette distinction pour affirmer que seules les archives de souveraineté avaient fait l’objet de transferts vers la France, et que les archives de gestion étaient restées sur place.
La délégation algérienne avait soutenu de son côté que les transferts avaient touché toutes les catégories d’archives, sans distinction entre «souveraineté» et «gestion». Du reste, la liste intégrale et détaillée, article par article, des 20.000 liasses d’archives transférées des quatre départements de Constantine confortait la position algérienne et confondait la partie française venue négocier sans connaître vraiment l’ensemble du dossier.
Une synthèse des bordereaux de transferts des archives de l’Est algérien fut remise à la délégation française, soulignant notamment l’importance des fonds d’archives «de gestion».
En fait, ce que la délégation française entendait par «archives de souveraineté», à savoir les dossiers de Cabinet, les archives des différents services de sécurité, les archives militaires, les dossiers des tribunaux de répression, les archives «sensibles» type dossiers des collaborateurs et Harkis, ne représentaient que moins de 10% de la masse totale des archives transférées, en prenant comme exemple les archives de l’Est algérien.
Alors, la position algérienne tenait en une seule phrase : «Rendez-nous les archives de gestion qui représentent 90% des documents transférés et négocions sur le reste, c’est-à-dire les 10% des archives que vous qualifiez de «souveraineté»! Là aussi, notons pour la petite histoire que, face à une délégation française qui n’en pouvait mais parce que peu informée de la réalité du contentieux, la délégation algérienne était en mesure d’exhiber les PV des réunions civiles et militaires françaises relatives aux transferts en France de 1961 à 1962, où le seul motif invoqué pour justifier l’opération était de «procéder au microfilmage des archives des départements d’Algérie après avoir achevé celui des archives des départements de «l’Ain et de l’Aisne», cela en optant pour un soi-disant ordre alphabétique (Ain, Aisne, Algérie, Allier, etc...)!
De même, la partie algérienne s’appuyait sur les listes des archives transférées, que ne semblait pas posséder la partie française, sans parler de la liste des agents ayant été rémunérés sur cette opération que pouvait exhiber la délégation algérienne, en même temps que les numéros d’immatriculation des camions militaires requis pour le transport, noms des chauffeurs en plus!
A la suite des incidents de 1981 et 1985 et des campagnes de presse et d’opinion qui s’étaient développées autour de cette question, la France sur décision du président de la République, a, dans les faits, suspendu tout retour d’archives originales», page 60.
A ce niveau, Gérard Ermisse ne défend plus une position, mais de deux choses l’une: ou bien il n’avait pas été correctement informé sur la «décision du président de la République», ou bien ,il s’enfonce carrément dans la désinformation, ce qui n’est pas dans nos habitudes professionnelles en tant qu’archivistes. Je préfère opter pour la première hypothèse, plus vraisemblable, pas seulement par solidarité professionnelle, mais surtout parce que mon collègue ne semble pas avoir eu accès aux informations complètes sur le contentieux, et sur le déroulement des négociations de 1980-1981.
En fait, lors des négociations d’Alger de juin 1980, la délégation française avait pris notes (écrites fébrilement au fur et à mesure que nous parlions) d’informations précises, décrites plus haut, dont elle n’avait pas eu connaissance préalable. A son retour en France, la délégation française avait dû rendre compte des discussions d’Alger, et force pour elle de reconnaître que la partie algérienne était mieux documentée, et que les transferts avaient concerné massivement les archives dites «de gestion».
Du reste, nous avions communiqué au conservateur du Centre des Archives d’Outre-Mer, à Aix, quelques références précises sur des fonds complets d’archives «de gestion» conservées en ses dépôts. Il était apparu à cette occasion que les Archives d’Aix conservaient les archives transférées d’Algérie, mais pas les inventaires y afférents que possédaient la partie algérienne, au moins pour les Archives de l’Est algérien.
Là également, notons pour la petite histoire que c’est grâce aux indications fournies par la direction des Archives de la wilaya de Constantine, que le Conservateur d’Aix a pu localiser les fonds d’archives de gestion déjà classées avant transfert, ainsi que les dossiers des anciens assignés à résidence! Et d’autres archives encore, telles que les dossiers de personnel... Ce qui avait fait dire au conservateur d’Aix: «Ecoutez, donnez-nous des copies des inventaires en votre possession». Ce à quoi avait répondu le conservateur de Constantine: «C’est plutôt à vous de nous restituer ces archives!».
C’en était trop pour la partie française, d’où cette fameuse décision du président de la République française, prise peu de temps après les négociations d’Alger de juin 1980, et signée par... Valéry Giscard D’Estaing encore président, lettre passée à la postérité sous le nom prétendument dissuasif de «La lettre de Giscard». Cette décision date donc du deuxième semestre 1980, et non après «les incidents de 1981 et 1985...» tel que rapporté par Gérard Ermisse.
Du reste, l’année suivante, en octobre 1981 à Alger encore, la France ayant entre-temps changé de président, la «lettre de Giscard» fut brandie par la délégation française comme argument massue pour bloquer toute négociation, mais avec cette assurance de la partie française que «nous sommes prêts à vous écouter», cela dit avec le sourire socialiste prétendu plus amical que le régime précédent. En fait, la délégation française était la même que celle de l’année précédente, toujours dirigée par André Martial de la Fournière, directeur des Archives du Quai d’Orsay, avec toutefois, la caution du nouveau régime symbolisée par la présence de Maurice Benassayag, originaire de Tiaret (6), chef de cabinet du secrétaire d’État français chargé des rapatriés.
Elle était porteuse aussi d’une nouvelle approche du contentieux: «Le patrimoine commun», prétendument plus «libérale» pour parvenir à une solution.
ancien directeur général des Archives nationales d’Algérie
عدرا أختي دلال لم أكن أقصد السرقة’ صدقيني
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12, Avenue des 3 frères Bouadou, Birmandreis, Alger.
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أعندك أم عند عند عندك عندي لك هدا الخطاب سعيدا نصبوا لك هدا الشراك و غرّك لو أنك افتقدت بضعا عديدا جابهتك و يا جبهتي حبّي لك عند المضيّ و عند غادي العيد عهدي لك، قمت كما قسمي لك عند الأنا أنا هاهنا، قعيدا لا زال قطرا من دمي فهل لك هلّي أساهم و إن نسيت شهيدا جرحوك أعلم جرحك كلّي لك نزفي و ما ملكت يدي وديدا الباء بوم عند ليل يقبل الدال دوام الحال عندي جديدا كتبت لك، أنا لم أخنك و عهدك لا قبلك و لا طباعي معيدا لا مثلك أين المحال لأسلك عدّي لك و عندك تحديدا جبهة التحرير لست وحدك ها أنا ذا و من رفاقي عديدا نحن لك و للجزائر أرضك
Les joueurs adhèrent Informés du projet, quitter leurs clubs respectifs et la France pour aller à l’étranger et former une équipe qui sillonnera le monde pour faire connaître la cause algérienne, les footballeurs sollicités adhérent sans hésitation. S’organise alors le départ vers Tunis via la Suisse et l’Italie. Au total, trente-trois footballeurs algériens mettent une croix sur leur carrière en France. Les initiateurs de cette fabuleuse aventure humaine ont bien planifié le coup. Au printemps 1958, la France du football prépare sa campagne du mondial suédois. Nous sommes au début du mois d’avril 1958. Le sélectionneur de l’équipe de France, Paul Nicolas, vient d’annoncer la liste des 40 pré sélectionnés français pour la Coupe du monde 1958 en Suéde. Quatre Algériens figurent dans la liste. Mustapha Zitouni, Rachid Mekhloufi, Abdelaziz Bentifour et Mohamed Maouche. Le 14 avril 1958, des joueurs algériens quittent clandestinement la France à l’appel du FLN. Un match international amical, France-Suisse, était programmé trois jours plus tard. Mustapha Zitouni (Monaco) et Rachid Mekhloufi devaient y prendre part. Le jour de ce rendez-vous franco-helvétique, ils ne seront pas présents. Le soir du 14 avril 1958, neuf joueurs algériens quittent le sol français sans éveiller le moindre soupçon. Vingt-quatre heures plus tard, la France stupéfaite découvre leur « disparition ». Les historiens qualifieront le 14 avril 1958 de « date fondatrice pour le football algérien ». La nouvelle produit l’effet d’une bombe au sein de l’opinion française. Les médias français en font leurs choux gras durant plusieurs jours. Le 15 avril, les titres annoncent : « Neuf footballeurs algériens ont disparu ». Le quotidien l’Equipe souligne : « L’équipe reste en France même si le mot France prend un sens plus étroit. » Paris match y va aussi de son commentaire et consacre un reportage à Mustapha Zitouni qui devait commander la défense des Bleus contre la Suisse, trois jours plus tard. En définitive, c’est dix joueurs qui ont disparu dans la nature ; Rachid Mekhloufi (Saint Etienne), Mustpaha Zitouni, Abderrahmane Boubekeur, Abdelaziz Bentifour, Kadour Bekhloufi (Monaco), Mohamed Maouche (Reims), Amar Rouai (Angers), Bouchouk et Saïd Brahimi (Toulouse), Abdelhamid Kermali (Lyon). La Fédération française de football (FFF) a porté l’affaire devant la FIFA, demandé des sanctions contre les joueurs, annulation des contrats, et actionné l’instance internationale pour qu’aucune association nationale qui lui est affiliée ne joue contre cette sélection. Les fédérations d’Europe occidentale adhérent à la proposition française, sans aucune hésitation. Le problème qu’a posé ce départ massif de joueurs algériens évoluant en France n’était pas sportif uniquement. Il est intervenu dans un contexte difficile pour la France. Le FLN lui menait la vie dure sur le terrain et au plan diplomatique. Des pays amis de l’Algérie ont bravé l’interdiction brandie par la FIFA et accepté que l’équipe du FLN donne la réplique à leur sélection « habillée » du costume de clubs. Il s’agit du Maroc (7 matches), Tunisie (4), Irak (6), Jordanie (3), Libye (2), Bulgarie (6), l’ex-Yougoslavie (5), l’ex-URSS (4), Hongrie (4), Roumanie (4), l’ex-Tchécoslovaquie (4), la Chine (5), Nord Vietnam (4). Une fois rassemblés à Tunis, les joueurs professionnels algériens sont entraînés par le défunt Mokhtar Arribi (entraîneur-joueur), Abdelaziz Bentifour et Saïd Haddad.Sur le nombre de rencontres jouées par l’équipe du FLN entre 1958 et 1962, les historiens et chercheurs ne sont pas sur la même longueur d’onde en ce qui concerne ce volet. Pour les uns, l’équipe livra 91 matches (65 victoires, 13 défaites et 13 nuls), a marqué 385 buts et encaissé 127, pour les autres, elle a joué 58 matches (44 victoires, 10 nuls, 4 défaites, 246 buts marqués et 66 encaissés). L’indépendance Après l’indépendance de l’Algérie en 1992, les joueurs de l’équipe du FLN ont connu des fortunes diverses. Certains atteints par l’âge ont mis un terme à leur carrière de joueur et se sont orientés vers celle d’entraîneur. Une seconde catégorie s’est installée au pays pour promouvoir le football national (Arribi, Kermali, Bentifour, Boubekeur, Zitouni, Bekhloufi, Oualiken). Les autres, les plus jeunes à l’époque, Mohamed Soukhane, Ahmed Oudjani, Saïd Amara, Rachid Mekhloufi et Mohamed Maouche, sont retournés en France. Rachid Mekhloufi a transité par le Servette de Genève avant de retrouver Saint Etienne, alors que Mohamed Maouche est devenu entraîneur-joueur d’un club suisse (Martigny) avant de poser ses valises en Algérie, plus exactement à Mostaganem. Ces joueurs formèrent le premier noyau de joueurs de l’équipe d’Algérie indépendante. Plusieurs s’orientèrent ensuite vers la fonction d’entraîneur, après avoir joué quelques saisons au sein de clubs algériens. Cinquante ans plus tard, les survivants de cette fabuleuse histoire vont se retrouver pour célébrer cette date anniversaire par le biais de la Fondation équipe du FLN. Cinquantième anniversaire de la création de l’équipe du FLN
13 avril 1958 - 13 avril 2008. 50 ans séparent ces dates. C’est l’âge de la légendaire équipe du FLN et de la fabuleuse histoire de 33 joueurs algériens évoluant en France qui répondent à l’appel du FLN pour « rendre populaire la cause algérienne auprès des opinions occidentales qui jusqu’ici se désintéressent de ce qui se passe en Méditerranée », souligne le chercheur Kader Abderrahim dans son livre L’indépendance comme seul but.
Ce sont dans l'ordre: la vacation unique, dont le directeur de l'éducation dressera un état des lieux après deux semestres de mise en application, l'examen et l'évaluation de la situation du secteur du transport et du plan de circulation, et enfin une large revue du développement local. C'est dire si les élus seront face à un écheveau ténu et dense à dénouer. Et pour cause...
De séminaire en séminaire, il faut avouer que la «cuisine» de la séance unique à elle seule, objet d'études complexes et plutôt ésotériques pour l'opinion publique locale - au motif de son expérimentation à Constantine déclarée ville pilote -, n'a pas fini de cumuler les «toussotements» en tous genre. Le D.E. M. Ahmed Guellil sera, en tout cas, sur le gril face aux élus et devra apporter les éclaircissements qui s'imposent pour nourrir un débat contradictoire, si l'on en croit les déclarations avant terme de certaines sensibilités partisanes, plutôt décidées à en découdre autour de la gestion en cours, sur le double front pédagogique et logistique de cette opération. Celle-ci, au seul volet de la restauration d'un nombre de 10.619 élèves scolarisés au niveau de 54 établissements sur 162, concernés par la vacation unique, coûtera la bagatelle de 31 milliards de centimes (soit 9.900 dinars par an et par élève), une somme à laquelle le fonds de wilaya apporte son obole à hauteur de 19 milliards de centimes.
Le dossier du transport et du plan de circulation de la ville promet, pour sa part, d'être particulièrement embarrassant, étant entendu que sur ce chapitre, Constantine et son tissu urbain tourmenté n'ont pas l'heur de favoriser l'amélioration de la situation, devenue franchement catastrophique aujourd'hui et à tous les points de vue. Il est vrai qu'à la vétusté du parc roulant, bus et taxis confondus, en dépit de la mise en place récente d'une régie communale des transports (ETC) dotée d'autobus neufs, s'ajoute le manque presque total d'aires de stationnement pour les taxis et les transports en commun, publics et privés, l'anarchie ambiante pénalisant gravement et au premier chef les citoyens de la wilaya dans leurs déplacements en général et vers les lieux de travail où leurs domiciles, en particulier. Ce parcours du combattant quotidien, qui laisse en rade sur les bords des routes des milliers d'usagers, est aussi indirectement accentué à Constantine par le trafic routier particulièrement dense, à cause des poids lourds qui arrivent jusqu'au centre-ville, en l'absence de voies de contournement, contrarient toutes les velléités de mettre en pratique un plan cohérent de circulation.
Les promesses d'une refondation globale et dans le détail de Constantine se déclineront sans doute à travers les plis du troisième dossier, au menu de cette session ordinaire de l'APW, affichant, pour faire bonne mesure, l'inventaire de tous les projets « gravés sur le marbre » du plan présidentiel de modernisation de la ville: le viaduc «Transrhumel», le tramway, le téléphérique, le plan de modernisation du Bardo, le pôle universitaire, l'érection de nouveaux hôtels, la réhabilitation de la vieille ville, mais aussi sans doute les glissements de terrain, la délocalisation de grands sites de bidonvilles, comme ceux de Fedj Errih, Sarkina, Cité Bessif et les chalets des pins, la réfection en cours du réseau d'assainissement long de
Comme l'immobilisme des élus locaux sur le vieux rocher est loin d'être un mythe ni une simple vue de l'esprit, il y a sans doute loin de la coupe aux lèvres. Pour l'heure, les pôles d'intérêts des élus autour de la problématique du développement local étant encore flous et les équilibres plutôt instables, le rendez-vous que représente cette première session de l'APW de Constantine vaut son pesant «d'absence de visibilité».
ELECTION LOCALE -Constantine- (29/11/2007) Commune FLN RND HMS PT FNA ISLAH MN Libre Sièges Majorité









