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ALGERIE de mon rêve
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Le FLN tétanisé
Les deux attendent l’annonce du président
Briguera ou non un troisième mandat ? La direction menée par Abdelaziz Belkhadem y joue son avenir. Ses adversaires aussi.
Le FLN s’accroche à la révision constitutionnelle et au troisième mandat du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, comme s’accroche un noyé à la bouée de sauvetage. A tel point que l’ex-parti unique perd de vue l’essentiel : sortir de la crise profonde qui le secoue depuis plusieurs années déjà. Même l’université d’été qu’il a organisée cette fois-ci ne ressemble pas aux précédentes. Rien à voir avec la qualité des communications et des débats sur l’avenir de l’ex-parti unique et sur les questions qui engagent l’avenir du pays. Le FLN de Abdelaziz Belkhadem, sorti de l’intermède démocratique qui l’a traversé, est retombé dans ses visions stéréotypées d’antan.
Le secrétaire général du parti n’a pas trouvé à dire sur d’abord l’état de sa formation et sur la situation du pays que de reprendre le discours vieillissant, voire révolu, sur l’arabisation. Il n’a fait donc que réchauffer la soupe en repoussant la solution des problèmes qu’il vit à une date ultérieure. Tout le monde le pense, en fait, l’ancien chef du gouvernement a toujours dans l’esprit de maintenir le Front à flot avec les annonces répétées de la révision prochaine de la loi fondamentale du pays qui permettra au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat. A tel point que ses annonces ont fini par agacer plus d’un. Parce qu’à chaque fois, il n’y a rien eu de tel. La révision de la Constitution a été annoncée pour la dernière session du printemps du Parlement, ensuite pour le mois de juin dernier, encore une fois pour le mois juillet écoulé. Aujourd’hui on la prévoit pour le mois de février prochain. De quoi, en effet, donner le tournis au plus averti des observateurs de la scène politique. Belkhadem a même fait appel à l’un des militant les plus chevronnés de sa formation pour donner du crédit à ses arguments. C’est Abderahmane Belayat, qui a participé à ce qui est communément connu sous l’appellation de complot scientifique contre Abdelhamid Mehri, en compagnie de Abdelkader Hadjar, à l’occasion de l’université d’été organisée dernièrement par le parti à Blida. Evidement, A. Belayat minimisera la crise qui secoue le FLN depuis 2004 lorsque les militants de ce dernier étaient partagés alors entre le soutien de la candidature à l’élection présidentielle de l’époque de l’ancien secrétaire général, Ali Benflis et la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour un second mandat à la présidence. Même en reconnaissant l’existence de ce conflit très complexe, l’auteur du coup d’Etat scientifique contre Mehri ne voit d’autre issue que dans les solutions proposées par son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem, qui ne préconise ni plus ni moins que d’attendre l’annonce par le président de la République de son intention de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat. C’est à ce dernier que l’actuelle direction de l’ex-parti unique doit, en réalité, sa survie. Et ce n’est qu’après cette décision, qui tarde au demeurant à venir, que l’exécutif du FLN décidera de convoquer le congrès extraordinaire que beaucoup de militants, écartés depuis le congrès dit rassembleur, ne cessent de revendiquer. Ce n’est qu’après cela que l’actuelle direction daignera, après la consolidation de ses positions par l’éventuelle annonce du chef de l’Etat, de retourner à l’ancien fonctionnement organique de la formation majoritaire au Parlement, c'est-à-dire un comité central et un bureau politique. Car elle a fini par admettre que la nouvelle structuration a aggravé la crise au lieu de la résoudre.
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